Perdida en el siglo

L'art de trouver un intérêt dans une ville non touristique

17:01, 4/05/2010, São José dos Campos .. 0 commentaires .. Lien
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J'ai passé quelques temps dans une ville en périphérie de São Paulo (SP) qui se nomme São José dos Campos (SJC). C'est la ville où se trouve la fameuse entreprise Embraer dont on entend parlé quand elle est en conflit avec Bombardier...C'est une ville technologique et résidentielle de moins d'un million d'habitants.

En terme de centres d'intérêt, je pourrais vous dire qu'être une Québécoise à SJC pendant 2 semaines est l'équivalent d'emmener un Brésilien à Laval durant une même période de temps...À part quelques parcs, vous y trouvez des rues commerciales et quatre fabuleux centres d'achat ! Réellement un Laval miniature quoi ! Ce qui rend la situation pire, c'est que SP est à 1h30 d'autobus voyageur alors qu'au moins Montréal est accessible en métro de Laval...

Mes premiers jours étaient supportables parce que j'étais contente de revoir mes amis et d'avoir la chance de venir les visiter. Je passais aussi le temps dans la maison de Ricardo avec ses parents et je tentais d'apprendre le portugais. Toutefois, plus les jours avançaient, plus c'était terrible puisque mes copains travaillent durant la journée et ne sont disponibles que le soir. Je ne me souviens pas m'être autant emmerdé à chercher quoi faire de mes journées dans une ville absolument non touristique et peu intéressante...J'ai donc commencé à aller à SP durant la semaine et revenir à SJC durant les fins de semaine lorsque mes amis étaient entièrement libres.

Je me suis aussi tannée de SP après y avoir passé deux semaines et je suis revenue à SJC pour une semaine entière. J'ai décidé que je ne pouvais passer mon temps à rien faire et qu'il fallait que je change cette idée que la ville n'avait pas d'intérêt . C'est alors que je suis allée me balader au centre où j'y ai découvert des magasins de livres et de vêtements usagés. J'y ai passé un après-midi à me flâner d'une vitrine à l'autre et à explorer les livres. Ce fut alors ma première meilleure journée seule là-bas. Les jours suivants, j'ai fait de même et j'ai alors adoré me balader dans le centre, aller au marché central et être parmis les habitants de la ville qui y vont faire leurs achats quotidiens. J'ai d'autant plus dégusté des pasteis au fromage et des bols d'acai tout en prenant plaisir à boire un café au lait au même endroit chaque jour. SJC est remonté dans mon estime et j'ai adoré participer au quotidien des Brésiliens...

C'est ainsi qu'il est possible de trouver un intérêt et du plaisir à chaque chose et dans chaque endroit du monde! Je n'appréendrai plus une nouvelle ville négativement...Bon, il faut quand même dire qu'il n'y a pas de quoi à faire pendant 1 mois mais au moins vous pouvez y survivre quelques jours...Tout de même, il reste que c'est à SJC est la ville brésilienne où que j'ai mangé mon meilleur pastel au fromage et mon meilleur bol d'acai !

SJC dans Wikipédia (en anglais): http://en.wikipedia.org/wiki/S%C3%A3o_Jos%C3%A9_dos_Campos




58e CONEG de la UNE

23:54, 27/04/2010, Rio de Janeiro .. 0 commentaires .. Lien
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J'ai participé au 58e CONEG (Conselho Nacional de Entidades Gerais) du mouvement étudiant brésilien il y a environ 2 semaines. C'est un forum où 1500 étudiants provenant des différents états du Brésil se sont déplacés à l'Université fédérale de Rio de Janeiro pour discuter des différents enjeux politiques et problèmes sociaux à confronter aujourd'hui. J'y ai été avec la délégation de l'Université fédérale de Oûro Preto et je vais tenter de vous résumer ce que j'en ai retenu.

Au Brésil, il y a un système d'éducation privé et un système public. Au niveau du secondaire, le privé est considéré comme étant meilleur que le public tandis qu'à l'université c'est le contraire. Il existe donc de grandes inégalités entre les deux systèmes. Au niveau universitaire, il est préférable d'entrer au public car c'est gratuit mais c'est très difficile d'accès contrairement au privé mais qui est très dispendieux. L'éducation au Brésil est alors considéré comme élitiste.

Le gouvernement assure qu'il va créer de nouvelles places dans divers programmes, améliorer les installations existentes au niveau des labos et des bibliothèques et améliorer la qualité de l'enseignement. Or, le mouvement étudiant juge ce discours de conservateur et revendique davantage. Par exemple, il est bien de créer 400 nouvelles places en médecine mais ces places resteront accessibles qu'aux gens de la classe moyenne provenant de la région Sud de Rio de Janeiro (la plus riche) et non de la région Nord ou des favelas. Ces mesures ne permettent pas de réduire les barrières géo-économiques qui permettront aux plus démunis d'accéder aussi aux études supérieures. Ces derniers ont entrepris des études secondaires dans le système publique et ne peuvent compétitionner contre les étudiants provenant du système privé. C'est un cercle vicieux que le mouvement étudiant s'engage à changer.

Les étudiants affirment être conscients de l'importance de s'organiser entre eux pour améliorer leur système d'éducation avec leurs propres revendications et non en prenant compte celles de l'agenda du gouvernement. Il s'agit de se baser sur leur propre expérience pour déterminer ce qui est à améliorer.

Le tout est dans le but d'obtenir une éducation universelle, accessible à tous et non seulement aux gens de la classe moyenne.

Somme toute, les quatre jours du congrès auront permis aux étudiants provenant de tous les coins du Brésil d'échanger des idées pour améliorer la société et m'auront permis de voir que les luttes menées par les mouvements étudiants de Montréal rejoignent les leurs. Après tout, la révolution devra se faire partout...

Je les incite donc à sortir dans les rues et à revendiquer leurs droits ! C'est beau de constater le tout mais il faudra bientôt passer à l'action...

Site du mouvement étudiant brésilien (portugais): http://www.une.org.br/




Musique brésilienne vue par Alain Brunet

17:12, 26/04/2010, Brésil .. 0 commentaires .. Lien
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Ma mère a trouvé des articles sur la musique brésilienne dans La Presse de la fin de semaine passée. Le Brésil est un pays où les gens sont différents du Nord au Sud, des villes à l'Amazonie et donc très riche culturellement.

Voici une chronologie des différents styles de musique brésilienne:

 

Publié le 24 avril 2010 à 05h00 | Mis à jour le 24 avril 2010 à 14h29 par Alain Brunet

Un demi-siècle de musique brésilienne en bref

1958: Bossa nova

Tom Jobim, Vinicius de Moraes, Joao Gilberto, Carlos Lyra, Luis Bonfa, Baden Powell, Dori Caymmi, Roberto Menescal, puis Marcos Valle, Joyce Moreno et autres artistes créent la bossa nova, une samba ralentie et traversée par le jazz moderne et les musiques impressionnistes - Ravel, Debussy, Satie, etc.

Début des années 60: Jazz brésilien

Les saxophonistes Paul Winter et Stan Getz furent les pionniers de la bossa jazz en s'associant à ses compositeurs originels. Au cours des années 70, plusieurs artistes brésiliens ont contribué à l'évolution du genre: Hermeto Pascoal, Airto Moreira, Flora Purim, Milton Nascimento, Egberto Gismonti, Joao Donato, etc.

Fin des années 60: Tropicalia

Caetano Veloso et Gilberto Gil reprennent la samba et la bossa nova pour la plonger dans la nouvelle pop culture mondiale, rock, psychédélique, folk engagé, etc. Maria Bethania, le groupe Os Mutantes, Tom Zé et d'autres artistes sont aussi associés à ce mouvement culturel qui déborde le cadre de la musique.

Samba funk, samba rock

Sous l'impulsion de Jorgen Ben Jor, la samba hybride le funk afro-américain et le rock. Plusieurs groupes cariocas feront de même au cours des années 70. 

Tournant des années 70: Musica popular brasileira (MPB) 

La chanson populaire moderne réunissant des caractéristiques fondamentalement brésiliennes se décline sous l'appellation musica popular brasileira. Les tropicalistes seront intégrés au grand ensemble, pendant que Chico Buarque et la regrettée Elis Regina seront parmi les premières grands chanteurs de la MPB. Depuis, ce courant toujours fondamental au Brésil accueille une foule d'artistes talentueux: Vinicius Cantuaria, Celso Fonseca, Marisa Monte, Daniela Mercury... Parmi les nouvelles fleurs de la MPB, on retrouve Mariana Aydar, Vanessa de Mata ou Maria Gadu.

Fin des années 80, début 90: Funk carioca et baile funk

Au cours  des années 80, des musiques électroniques américaines, particulièrement le Miami bass, ont incité des DJ des favelas de Rio à initier le funk carioca, musique électro assez simple, destinée essentiellement à la danse. Au cours des années 90, le genre s'est diversifié et la tendance dominante se nomme depuis baile funk - qui signifie bal funk. Deux décennies plus tard, des milliers de soirées baile funk se tiennent chaque semaine au Brésil.

Années 90: Mangue beat

Au cours des années 90, des artistes de Recife (dont le regretté Chico Science) ont créé un authentique mouvement musical en s'imprégnant de rock nouveau, hip hop, soul et rythmes typiques de la région (Pernambuco). Le groupe Naçao Zumbi est toujours parmi les leaders cette tendance, notamment avec de brillants projets parallèles comme le groupe 3 Na Massa.

Hip hop brésilien

Mouvement musical parmi les plus importants du Brésil, le hip hop n'a cessé de proliférer dans les grandes villes du pays. Au tournant des années 90, de jeunes MCs issus des favelas (surtout)  et quartiers des classes moyennes ont entrepris d'adapter le hiphop afro-américain à la sauce brésilienne. Parmi les mieux connus, on retient Racionais MCs, Black Alien & Speed, Facçao Central, Gabriel o Pensador, Marcelo D2...

Fin des années 90: Brazilectro

Proéminente dans le monde musical des années 90, la musique électronique a connu ses variantes brésiliennes: le regretté compositeur et non moins brillant Suba fut le pionnier de cette hybridation, avant que plusieurs artistes ne prennent la relève -  Zuco 103, A Bossa Elétrica, Cibelle, Bebel Gilberto, Apollo Nove, Kaleidoscopio, Bossacucanova, Fernanda Porto, Gui Boratto et plusieurs autres.

Années 2000: Afroreggae

Depuis une dizaine d'années, le reggae n'a jamais été aussi présent dans la musica popular brasileira, comme il l'est dans le hip hop et l'électro brésiliens.

Pop et rock indés

Les dernières moutures de musique indie anglo-américaines ont aussi influencé une foule d'artistes de la relève brésilienne, particulièrement la scène de Sao Paulo.

Source: http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201004/22/01-4273207-un-demi-siecle-de-musique-bresilienne-en-bref.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4273160_article_POS4

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 Publié le 24 avril 2010 à 05h00 | Mis à jour le 24 avril 2010 à 09h41par Alain Brunet

Brésil nouveau: 10 albums essentiels

MARCELO CAMELO

À 32 ans, Marcelo Camelo est considéré comme l'un des artistes indés les plus marquants de sa génération, originaire de Rio de Janeiro et relocalisé à São Paulo, le guitariste et chanteur a déjà fait partie du groupe rock carioca Los Hermanos. Les chansons de Sou, son plus récent album, déconstruisent les références connues de la musique populaire brésilienne sans qu'on en perde la trace.

Album à écouter: Sou

OTTO

Originaire du Pernambuco, Otto est l'un des grands innovateurs de la nouvelle chanson brésilienne. Comme feu Chico Science et Naçao Zumbi, il est associé au mangue beat de la région de Recife. Sa musique est fine et d'autant plus complexe sur le plan des arrangements et des références régionales, nationales ou internationales.

Album à écouter: Certa Manhã Acordei de Sonhos Intranquilo.

KASSIN + 2

Natif et résidant de Rio de Janeiro, Kassin a 36 ans et s'impose parmi les créateurs les plus prolifiques de la nouvelle scène brésilienne. Avec Moreno Veloso (fils de Caetano) et Dômenico Lancelotti, il forme le groupe + 2 en plus de réaliser les albums de nombreux artistes issus de la scène émergente; Vanessa de Mata, Mallu Magalhaes, etc.

Album à écouter: Futurismo.

 

RÔMULO FROES

Lorque les connaisseurs brésiliens évoquent la crème paulista, Rômulo Froes vient régulièrement en tête de liste. Cet auteur-compositeur-interprète d'exception joint à ses sources brésiliennes les musiques progressives de la planète rock et le jazz moderne.

Album à écouter: No Chaô Sem O Châo.

MALLU MAGALHAES

Mallu Magalhaes n'a pas encore 18 ans et elle a déjà enregistré deux albums dont les chansons (surtout interprétées an anglais, un peu en portugais) puisent dans la crème de la pop culture anglo-américaine. Tout a commencé lorsque ses premières chansons ont créé un impact colossal sur l'Internet. Petite amie de Marcelo Camelo et fille d'architecte, cette jeune femme est promise à une carrière brillante.

 

Album à écouter: sans titre, paru en 2009.

LULINA

Native de Recife, Lulina ne cesse de multiplier les enregistrements autoproduits depuis qu'elle s'est établie à São Paulo. Marquée par le folk et la pop des années 60, elle exploite ces références afin de créer un corpus chansonnier de haute volée. De surcroît, on dit d'elle qu'elle est une excellente parolière... qui s'exprime en portugais.

 

Album à écouter: Cristalina

NAÇAO ZUMBI & 3 NA MASSA

De Recife, Naçao Zumbi accompagnait naguère le visionnaire Chico Science avant qu'il ne meure tragiquement d'un accident de la route au début de sa carrière - en 1997. La nation zombie malaxe allègrement les rythmes brésiliens au rock, au rap, au R&B.

Album à écouter: Fome de Tudo.

VANESSA DE MATA

Originaire du Mato Grosso, établie à São Paulo, cette chanteuse de 34 ans est une fleur de la musica popular brasileira. Elle a écrit des chansons reprises par Daniela Mercury, Caetano Veloso et Maria Bethania. Après avoir interrompu des études de médecines, Vanessa de Mata fut mannequin et joueuse de basketball avant de faire chanteuse.

Album à écouter: Sim

MARCELINHO DALUA

Établi à Rio de Janeiro, Marcelino DaLua est DJ, réalisateur, chanteur. Il est l'un des principaux réformateurs de la musique carioca, ayant hybridé la bossa nova et la samba au drum'n'bass, au funk, au dub et au reggae. Il est aussi membre de l'excellent groupe Bossacucanova.

Album à écouter: Social.

CONTRA FLUXO

Puisant dans le meilleur hip hop afro-américain des années 90 (À Tribe Called Quest, Guru, De La Soul, Jurassic Five, Pharcyde, etc.) le groupe Contra Fluxo ramène la qualité dans le hip hop et nappe son hip hop brasileiro de la crème des voisins du Nord.

Album à écouter: SuperAçao.

Source: http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201004/22/01-4273132-bresil-nouveau-10-albums-essentiels.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4273207_article_POS1

 

Consultez le blog d'Alain Brunet pour écouter les musiques et avoir davantage de détails : http://blogues.cyberpresse.ca/brunet/2010/04/24/bresil-ze-liste/




Rebolation....

15:10, 19/04/2010, Brésil .. 0 commentaires .. Lien
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J'avais posté un article sur la chanson de l'heure au Pérou qui était "Yo no sé mañana" de Luis Enrique. Eh bien, voici la chanson de l'heure au Brésil qui s'écoute dans presque toutes les voitures: Rebolation qui signifie quelque chose comme "bougez vos fesses" afin de faire danser toute la galère.

Je ne dis pas que j'aime ces chansons mais je souhaite quand même vous les partagez pour que vous voyez ce qui s'écoute ici...

 




Padaria

15:01, 19/04/2010, Brésil .. 2 commentaires .. Lien
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La padaria (boulangerie) fait partie du quotidien du Brésilien. On n'y va pas juste pour acheter du pain ou un gâteau mais bien pour diverses raisons.

1. Déjeûner

La padaria est le lieu où on va chercher son fromage, sa viande et son pain afin de se préparer un sandwich à la maison avant d'aller travailler ou étudier. On y va aussi pour manger directement là-bas des pasteis au fromage ou à la viande ou des fameux pão de queijo qui est du pain au fromage. Le tout est accompagné d'un café, un Toddy (marque de lait au chocolat) ou un jus d'orange!

 

2. Faire des achats rapides

On peut dire que la padaria est un genre de dépanneur aussi. Les gens y vont pour acheter leur liquide à vaisselle ou leurs cigarettes ! Eh oui, on vend des cigarettes dans la boulangerie du coin!

 

3. Bien sûr, manger une bonne pâtisserie!

La padaria reste quand même une boulangerie où on peut y trouver des bonnes pâtisseries...J'ai l'habitude d'y aller quelques fois me gaver !

 

4. Lieu de rencontre, de futebol et de beuverie

La plus importante de toutes les bonnes raisons d'aller à la padaria est pour se rencontrer autour d'une bière souvent en regardant le futebol (soccer). C'est LE lieu de rencontre avant de sortir dans un bar pour commencer sa soirée avec de la bière pas chère. On s'assoit donc au comptoir, sur son tabouret et on partage une quille entre amis. J'ai même fait l'erreur de laisser mon verre quelques instants sur le comptoir pour ensuite revenir le récupérer alors qu'un monsieur bien chaud me disait que ce n'était pas mon verre mais bien celui de son ami....Si vous allez à la padaria, surveillez bien votre bière parce que vous aurez peut-être à affronter un vieux monsieur saoul!

 




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